Il y a bien longtemps, en avril 2013, la perspective d'un séjour à Londres m'a donné l'occasion de repenser mon équipement photographique. Cela faisait déjà quelques temps que je n'utilisais quasiment plus le Pentax K20, un système doté de belles optiques mais vieillissant, trop encombrant et trop lourd. L'idée était de jumeler la polyvalence et la qualité photo d'un système ouvert comme le K20 mais en réduisant fortement le poids et l'encombrement, de façon à trouver une sorte de compromis entre le reflex et le G12. C'est ainsi que j'ai décidé de remplacer le tout par un système hybride Micro 4/3.

Depuis, ce système est souvent annoncé en perte de vitesse. Les stars du moment sont les hybrides plein format de Sony, Canon ou Nikon. Qu'importe : depuis huit ans, j'ai pu me constituer un système homogène, qualitatif, polyvalent et peu encombrant qui répond totalement à mes besoins.

Voir aussi : ancien matériel | Mise à jour : août 2021

1. Les boitiers

Olympus OM-D E-M5

Olympus OM-D E-M1 Mk III

En 2013, le choix du boitier s'est fait par coup de cœur, avec le très craquant l'E-M5 d'Olympus, le premier de la lignée OM-D : irrésistible look rétro façon mini-reflex, bonne finition, tropicalisation, accueil très positif dans les divers tests de l'époque et bonne réputation des optiques m'avaient fait écarter les autres pistes comme la gamme PEN d'Olympus (plus compacts mais sans viseur) ou les Panasonic.

J'ai démarré avec l'objectif 12-50 livré en kit, plutôt moyen mais pratique et tropicalisé. À partir de 2014, progressivement, j'ai enrichi mon système en y ajoutant des focales fixes. Presque une révélation, tant cela transformait dans le bon sens du terme ma pratique photographique. Ton zoom, c'est tes pieds !

Olympus OM-D E-M1 Mark III

Si l'E-M5 premier du nom m'a rendu de bons et loyaux services durant huit ans, il commençait sérieusement à ne plus vraiment être dans le coup en termes de visée, de fonctionnalités, de vitesse et d'ergonomie (ce premier modèle OM-D souffrait de quelques défauts liés à la petitesse de ses boutons et molettes). C'est ainsi que je l'ai remplacé en 2021 par l'E-M1 Mark III, bien plus performant et polyvalent, bien qu'un (petit) peu plus encombrant et plus lourd. Le M5 n'est pas mis à la retraite, il sert de second boitier en étant équipé d'une optique alternative et complémentaire à ce qui est monté sur le M1.

Cet E-M1 est un monstre, comme un aboutissement ultime de l'évolution continue de la série des OM-D d'Olympus. C'est un monstre de vitesse et de fonctionnalités, tout en conservant l'ADN de ses prédécesseurs. J'adore.

2. Les objectifs

Voici une description des objectifs que j'utilise avec mon système. Concernant les focales, rappelez-vous d'une règle simple pour connaître leur équivalent en 35mm (comme les "Full frames" par exemple) : il faut multiplier la focale par deux. Par exemple, mon zoom 12‑40mm F2.8 équivaut à un 24-80 en 35mm.

Le zoom polyvalent :

Olympus M.ZUIKO DIGITAL ED 12‑40mm F2.8 PRO

J'ai acheté ce zoom en kit avec le E-M1. Il fait partie de la gamme "PRO" des objectifs M.Zuiko. Je l'utilise en monte "par défaut", c'est à dire lorsque je n'ai pas besoin d'équiper une focale fixe : il couvre une très grande partie de mes besoins dans toutes sortes de situations. Avec son ouverture constante à 2.8 et sa qualité optique, il n'a vraiment rien à voir avec les traditionnels objectifs de kit souvent très moyens. Je ne peux que le recommander comme objectif polyvalent.

Mon utilisation en bref :

  • plutôt utilisé pour : tout
  • point(s) de vigilance : lourd et encombrant comparé à mes focales fixes
  • tropicalisation : oui
  • diamètre pour filtres : 62 mm

Les focales fixes :

Panasonic Lumix G 20mm / F1.7 II

Panasonic Lumix G 20mm / F1.7 II

Arrivé dans la famille en novembre 2014, c'est un excellent complément au 45mm Olympus qui brille par la polyvalence de sa focale, son piqué et bien sûr l'ouverture à f1.7. La distance minimale de mise au point est de 20 cm. Cerise sur le gâteau, la version "II" est esthétiquement plus réussie que la version d'origine avec une belle finition métallique

Mon utilisation en bref :

  • plutôt utilisé pour : tout
  • point(s) de vigilance : autofocus en basse lumière un peu poussif
  • tropicalisation : non
  • diamètre pour filtres : 46 mm

Olympus M.ZUIKO DIGITAL 45mm 1:1.8

Olympus M.ZUIKO DIGITAL 45mm 1:1.8

C'est la toute première focale fixe que j'ai achetée, durant l'été 2014 alors que je ne possédais à l'époque que l'objectif fourni en kit avec l'E-M5. C'est un formidable et peu onéreux petit objectif, particulièrement doué pour les portraits. L'ouverture à f/1.8 m'a changé la vie. C'est plein de lumière, très piqué et le bokeh est magnifique. Je considère que c'est un "must have" pour toute possesseur de boitier M4/3.

Mon utilisation en bref :

  • plutôt utilisé pour : portraits
  • point(s) de vigilance : distance de mise au point minimale de 50 cm
  • tropicalisation : non
  • diamètre pour filtres : 37 mm

Olympus M.ZUIKO DIGITAL ED 60mm 1:2.8 Macro

Olympus M.ZUIKO DIGITAL ED 60mm 1:2.8 Macro

J'ai reçu cet objectif fin juin 2015. C'est un véritable bonheur pour tout amateur de macro-photographie ayant un boitier Micro 4/3. Au delà de la macro qui est évidemment son domaine de prédilection, ce 60mm ne démérite pas pour les portraits ou comme petit télé un poil plus long que le 45 ou en remplacement du 12-40.

Mon utilisation en bref :

  • plutôt utilisé pour : macro, portraits
  • point(s) de vigilance : la macro-photographie, c'est pas évident !
  • tropicalisation : oui
  • diamètre pour filtres : 46 mm

Autres objectifs moins souvent utilisés :

Olympus M.ZUIKO DIGITAL ED 40‑150mm 1:4.0‑5.6 R

Olympus M.ZUIKO DIGITAL ED 40‑150mm 1:4.0‑5.6 R

Cet objectif sans prétention est arrivé à la maison en octobre 2014, en kit avec un E-PL6. Je ne l'ai utilisé que très rarement durant les premiers mois. Contre toute attente, il me sert désormais un peu plus souvent car il s'avère pratique pour capturer des sujets pour lesquels le 45mm ou le 60mm sont trop courts. De plus, je me suis aperçu que cet objectif était plutôt bien adapté aux portraits en extérieur. Vendu à prix étonnamment bas ou livré en kit, c'est réellement une affaire.

Mon utilisation en bref :

  • plutôt utilisé pour : animaux, portraits en extérieur, flore
  • point(s) de vigilance : pas très lumineux, il n'est pas vraiment adapté pour la photo en intérieur ou en basse lumière
  • tropicalisation : non
  • diamètre pour filtres : 58 mm

Olympus BODY CAP LENS 9mm 1:8.0

Olympus BODY CAP LENS 9mm 1:8.0

Ce n'est pas vraiment un objectif mais plutôt un bouchon un peu plus sophistiqué qui fait office de "fish eye". Ici pas d'électronique, pas d'autofocus, une ouverture à f/8.0 qui nécessite plein de lumière et une image présentant une déformation incroyable.

Ce n'est sûrement pas l'équipement qui me sert le plus mais les résultats sont intéressants, parfois même vraiment surprenants, pour un tarif inférieur à 100 euros.

Mon utilisation en bref :

  • plutôt utilisé pour : délires, paysages
  • point(s) de vigilance : qualité aléatoire des photos et besoin de beaucoup de lumière (f/8.0 !)
  • tropicalisation : non
  • diamètre pour filtres : sans objet

3. Et l'iPhone dans tout ça ?

Depuis toujours, il y a comme une sorte de tabou concernant la photographie faite avec un smartphone. Il faut dire que si on remonte au début de leur essor, leurs performances et la qualité d'image en résultant étaient tout simplement désastreuses. Pourtant, la concurrence que les constructeurs se livrent les a rendus de plus en plus performants, au point de quasiment éteindre le marché des appareils photos compacts et peu onéreux. Et pour cause, le smartphone présente un argument massue : nous l'avons toujours sur nous !

Alors une chose est sûre : lorsque l'occasion de prendre une photo se présente, il est quasiment toujours prêt à shooter. Du coup, depuis quelques années, il m'arrive souvent d'utiliser mon iPhone, pour la simple et bonne raison que mon sac photo n'est pas à portée de main. Je n'en tire aucune honte !